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EDING, l'écriture décomplexée

June 14, 2017

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EDING, l'écriture décomplexée

 

Ceux qui veulent lire une véritable romance devraient se procurer Eding. Le fruit défendu.

 

Paru en autoédition, ce roman est l’œuvre de la très discrète et cachottière écrivaine gabonaise qui a pour pseudonyme Owali Antsia. Ce roman s’articule autour de Dominique [qui] est le portrait typique de la femme africaine actuelle dans tout ce qu’il y a de plus afropolitain : instruite, rêveuse, citadine, altière, pimpante et pétillante, un tantinet rebelle. Ne se prenant pas pour zéro, elle est capable de vous accueillir avec une de ses formules aussi insolentes que dédaigneuses : « je pourrais savoir pourquoi vous êtes habillé comme si vous alliez au marché ? ».

 

Dominique Abada est la fille d’un avocat. La jeune femme rêve de devenir une star de la télévision toute chose que son père ne considère pas comme « un vrai métier ». Par ailleurs, ses parents comme sa grand-mère s’impatientent de la voir se caser et d’assurer et évidemment la pérennité de la lignée. Mais Dominique alias Lady Domi ne l’entend pas de cette oreille. Elle croque la vie comme elle croque les hommes, assurée de son corps aux courbes qui ne laissent aucun homme indifférent. Tout se passe ainsi jusqu’au jour où Domi rencontre Benoît Bekolo haut gradé rattaché au palais d’Etoudi (la Présidence du Cameroun). La relation est informelle car Benoît est déjà marié. Mais Benoît est conscient de l’infertilité de son couple qui de ce fait vacille. Mais alors qu’il songe à rompre avec son épouse, il se ravise au dernier moment et est tenté de mettre fin à sa relation avec Domi.

 

Cette dernière finira-t-elle seule ?

Acceptera-t-elle de se laisser jeter après avoir été portée au pinacle de ses sentiments ?

Quel sera l’impact de l’apparition du personnage d’Andy, ce dandy au corps d’Apollon et au prénom presque prémonitoire?

 

A travers les épanchements et les ébats des personnages, on découvre une œuvre décloisonnée, décomplexée, un tantinet sexuelle et on aime ça ! 

Le genre de roman qui vient vous rappeler que les Africaines aussi aiment faire l’amour, elles aiment qu’on les chouchoute au point de les appeler « nounours », elles boivent, scrutent les hommes, en parlent avec délectation, en somme elles expriment leurs désirs sans complexe aucun.

 

On sillonne par ailleurs l’Afrique (Gabon, Cameroun, Sao Tomé) ce qui donne à l’œuvre cette mobilité interne qui a lieu en Afrique et dont on ne mesure pas toujours la portée.

 

 Se procurer le livre 

Chronique extraite de l'article intitulé "Quatre femmes puissantes" posté sur GStore Music.

 

 

 

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